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Photovoltaïque : une empreinte carbone revue nettement à la baisse


De nouvelles données montrent que l’amélioration des procédés de fabrication des modules photovoltaïques participent à améliorer leur empreinte environnementale. De quoi confirmer le rôle décisif du solaire photovoltaïque dans la transition énergétique. 

Photovoltaïque : une empreinte carbone revue nettement à la baisse

On savait que, malgré une empreinte carbone légèrement supérieure au nucléaire et autres renouvelables « électriques », le solaire photovoltaïque était, sur l’ensemble de son cycle de vie, l’une des sources de production d’électricité les moins polluantes. Ce que l’on apprend aujourd’hui, c’est que cette empreinte est en réalité bien inférieure à ce que l’on pensait jusqu’alors.

C’est en tout cas la conclusion à laquelle est parvenue une coalition d’acteurs français de la recherche, de l’expertise environnementale et de la filière photovoltaïque*, suite à des travaux visant à actualiser les inventaires de cycle de vie de la fabrication des modules photovoltaïques. L’Ademe (Agence de la transition écologique) a ainsi officiellement communiqué sur le sujet le 1er septembre dernier en annonçant une baisse de 30 à 50 % de l’empreinte CO2 du photovoltaïque. 

 

Empreinte CO2 du photovoltaïque : comment expliquer cette baisse ? 

Jusqu’à présent, les données situaient celle-ci autour de la valeur de 43 gCO2eq/kWh. Désormais actualisées sur la base des « données les plus récentes disponibles sur la fabrication des modules photovoltaïques issues des appels d’offres de la CRE* »  , celles-ci font état d’une empreinte carbone comprise entre 20 et 30gCO2eq/kWh. L’Ademe précise que la valeur dépend de l’ensoleillement du site et du type d’installation (sol ou toiture). 

Pour l’agence environnementale, c’est l’amélioration des procédés de fabrication des panneaux photovoltaïques qui « a notamment permis de réduire fortement la quantité de matière nécessaire à leur fabrication ». Ces dernières années, ces procédés ont en effet considérablement évolué entre amélioration des rendements de conversion, réduction des consommations énergétiques et matérielles, optimisation des chaînes de production et évolution des approvisionnements.  

 

Quelle place pour le solaire photovoltaïque dans la transition énergétique? 

Pour l’Agence présidée par Sylvain Waserman, cela témoigne « des progrès considérables réalisés par la filière photovoltaïque au cours de la dernière décennie » et permet de confirmer « le rôle central de cette technologie dans la transition énergétique et la décarbonation du système électrique ». Le consortium d’acteurs impliqués dans ces travaux entend désormais « affiner »  ces résultats à travers une étude du cycle de vie approfondie dont les conclusions sont attendues fin 2027. 

Selon l’Ademe, celles-ci « permettront d’alimenter les futures mises à jour des bases de données environnementales nationales et internationales afin d’améliorer la robustesse des évaluations environnementales réalisées dans le cadre des politiques publiques, des études d’impact et des analyses de durabilité ».

 

Quelle empreinte carbone pour chaque source d’énergie ?
Source : Ademe, 2023 (chiffre actualisé 2026 pour le solaire photovoltaïque) 

LES FOSSILES 

  • Charbon (1060 gCO₂eq/kWh)
  • Fioul (730 gCO₂eq/kWh)
  • Gaz (418 gCO₂eq/kWh)

LE NUCLÉAIRE 

  • Nucléaire (6 gCO₂eq/kWh)

LES RENOUVELABLES

  • Géothermie  (45 gCO₂eq/kWh)
  • Photovoltaïque (entre 20 et 30gCO₂eq/kWh)
  • Éolien en mer (15,6 gCO₂eq/kWh)
  • Éolien terrestre (14,1 gCO₂eq/kWh)
  • Hydraulique (6 gCO₂eq/kWh)

 

Pour l’Ademe, la contribution de l’énergie photovoltaïque au faible niveau d’émission de gaz à effet de serre du mix électrique français, très décarboné avec 46,2 gCO₂eq/kWh, est donc sans équivoque. 

*  Ademe, Mines Paris PSL, CEA et Certisolis
** Commission de régulation de l’énergie

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Mag : La France électrique

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